lundi 16 septembre 2019

Eurêka !

On se souviendra peut-être de cette "herbe rouge martienne" que j'avais découvert lors de la dernière fête des Pères.


C'est en me promenant sur Biodiversity Heritage Library que je suis parvenu à l'identifier.



Il s'agit d'un érable japonais lisse, une espèce indigène au Japon, en Corée, en Chine et à Taiwan. Originaire du Japon où il est cultivé depuis des siècles, il est présent de nos jours sur l’ensemble du globe. 


L’érable japonais a principalement un rôle ornemental dans les jardins. Il a été largement cultivé par les Japonais. En raison d'un important polymorphisme du à de nombreuses sélections, il en existe près d'un millier de cultivars des différentes sous-espèces avec d'importantes différences dans la forme et la couleur des feuilles, la texture et la couleur d'écorce et la taille. 


Certaines variétés sont fréquemment utilisées pour faire des bonsaïs.


Au Japon, on célèbre son passage aux couleurs d'automne (kōyō).


La variété dont j'ai les feuilles est nommée "dragon rouge". C'est un érable japonais au port pleureur, qui porte un feuillage dense rouge-brillant devenant pourpre foncé durant l’été. 


Eh bin... et comment ces feuilles se sont ramassées sur la berge du St-Laurent ?

Elles se sont détachées d'un jardin qui était tout près, forcément...

...et me voilà avec un échantillon botanique d'une plante originaire du bout du monde !

C'est pas la planète Mars, vous me direz... mais c'est quand même bien !








dimanche 15 septembre 2019

Ornithologie

Je me rends compte que j'ai omis la plupart de mes éléments liés au monde des oiseaux.

Pourtant, j'en ai beaucoup !

Plumes (1)


Je fus surpris de la facilité avec laquelle que j’ai pu dénicher ces plumes et la variété des trouvailles. 




Pour les exposer, je me suis inspiré de la disposition des planches naturalistes.



Celle de paon bleu fut achetée à 2$ dans une boutique d'artisanat;

Celles de grand héron, grand corbeau, goéland, canard noir, et buse furent trouvées sur la grève du fleuve ;

Celle de geai bleu est un don de monsieur Y. Brochu qui l'a trouvée au parc national de la Mauricie ;

Celles de merle, étourneau, corneille et vacher furent trouvées au parc du coin ;

Celles de pygargue, cockatiel et bernache me furent offertes en cadeau ;

Celle d’épervier s’était détachée de mon spécimen empaillé durant le transport ;

J’ai ramassé celles de grue du japon, émeu et loriquet arc-en-ciel sur le sol, au zoo de Granby.

Quelques faits divers :

1. Observez la plume d’émeu, en bas à droite, là où il semble y avoir deux plumes grises identiques. En fait, il n’y en a qu’une : les plumes des émeus ont un rachis double — autrement dit, elles sont fait en V. Les émeus et leurs proches cousins, les casoars, sont les seuls oiseaux ayant un tel plumage. La mutation s’est produite chez leur ancêtre commun et le gène est vite devenu dominant, bien qu’on ignore encore quel avantage fournissait le double rachis au sein de la sélection naturelle. L'hypothèse d'une meilleure protection contre le soleil australien est la plus communément acceptée.

2. En ce qui concerne les reflets métalliques bleus et verts de la plume de paon, il s'agit d'un effet d'optique dû à la diffusion de la lumière. Les plumes sont constituées d'un réseau de barbules, lui-même organisé en lamelles. Ce réseau de microstructures diffracte la lumière (la dévient en fonction de la longueur d’onde), ce qui produit les couleurs observées. La diffraction et les interférences résultant des microstructures périodiques sont à l'origine des variations de couleurs selon l’angle d’observation. Les couleurs disparaissent lorsqu'on observe les plumes à l'envers et par transparence


3. En Chine, ont trouve de nombreuses représentations de la grue du Japon dans les mythes et légendes (plume blanche et arrondie, en haut au centre). Dans le taoïsme, la grue du Japon est symbole de longévité et d'immortalité. Les Immortels sont très souvent représentés montés sur des grues du Japon. Les mortels qui deviennent immortels sont similairement transportés par une grue du Japon. C'est également un symbole de noblesse. On a retrouvé des représentations de grue du Japon sur les tombes des empereurs de la dynastie Shang et les vases cérémonials en bronze Zhou. Une plume de grue japonaise est supposée apporter la longévité.

Plumes (2) : Plumage aérien de paruline jaune


Lors d’une promenade en forêt, Sonya et moi sommes tombés sur une petite paruline, manifestement terrassée par un coup de chaleur. Nous l’avons ramassée avec un zip-lock pour en faire un montage ostéologique. 


Toutefois, avant la macération, je l’ai plumée délicatement pour remonter le plumage dédié au vol.






Ostéologie aviaire


Bon, je reviens sur la paruline. On pensait en faire un montage ostéologique mais une fois la macération achevée, nous nous sommes rendus compte que les côtes ont l’épaisseur de la soie dentaire et les vertèbres, la taille d’un quart de grain de riz.



(insérez ici un soupir de découragement)

Nous avons partiellement abandonné le projet et nous nous sommes contentés du crâne.


Morceau de barreau de bois et éprouvette de 35 ml.


Quelques autres éléments ornitho-ostéologiques :

Une aile de merle entière avec ses os. Nous avons laissé l’infime quantité de chair à sécher dans le borax. Nous remercions le chat du voisin de ce cadeau.


Des pattes, séchées au borax, provenant des mêmes restes de merle…



Un os de grand corbeau, coupé dans le sens de la longueur, qui permet de bien voir la structure poreuse des os des oiseaux.



Spécimen naturalisé

Mon jeune et anonyme ami a demandé à l’une de ses connaissances de me faire parvenir cet épervier de Cooper naturalisé. Il s’agit d’un des plus petits oiseaux utilisés en fauconnerie.


Si on la rattache de nos jours à la noblesse britannique, la fauconnerie semble trouver son origine dans les steppes et les hauts-plateaux d'Eurasie centrale, dans des régions où, maintenant encore, se rencontre la plus grande concentration naturelle d'oiseaux de proie aptes à être affaités (dressés). Les Kirghizes, guerriers nomades et chasseurs, sont les héritiers d'une tradition qui remonte à l'Antiquité et qui pourrait être apparue chez les Scythes ou d'autres peuples plus anciens. Cette pratique reste très vivace en Asie centrale de nos jours malgré la vie moderne.


Oologie

L'oologie (ou ovologie) est la branche de la zoologie qui a pour objet l'étude de la formation de l'œuf et de son développement primitif, particulièrement les œufs d'oiseaux. L'oologie comprend également l'étude de nids d'oiseaux.

Pendant l’ère victorienne, les collections d’œufs (ou présentoirs oologiques, pour prendre le terme exact) étaient un loisir hautement respecté.

En voici quelques-unes.


Collection du New York State Museum


Exposition Dans la Chambre des Merveilles, Pointe à Callière


Cabinet du zoo de Granby


Cabinet du parc Safari

Au XIXe siècle, une sorte de folie s’est prise des cercles naturalistes.  La compétition entre passionnés, à savoir qui aurait la plus vaste collection, était féroce. Les collectionneurs n’hésitaient pas à détruire de pleins nids d’oiseaux rares pour être les seuls à posséder un spécimen. D’autres ont vendus du patrimoine familial, voire ont fait faillite suite à de multiples emprunts, afin d’obtenir des spécimens rares. On trouve, dans les archives judiciaires britanniques, des cas de cambriolages où seuls quelques œufs ont été volés et cela, dans des pièces où se trouvaient exposés des objets en métaux précieux ou des joyaux. Une nouvelle spécialité va d’ailleurs voir le jour chez les taxidermistes : les maquilleurs d’œufs. Il s’agissait de spécialistes capables de peindre et vernir des œufs d’espèces communes afin qu’ils imitent parfaitement les œufs d’espèces exotiques ; il fallait néanmoins que les deux espèces aient des œufs de même forme et de même taille. Certains œufs étaient même des faux en porcelaine — Wells en fait d’ailleurs mention dans une de ses nouvelles, tout à fait délicieuse et méconnue : « The Triumphs of a Taxidermist ».

«Yes, we make them out of fine porcelain. I tell you it is worth while. They fetch one fetched 300 only the other day. That one was really genuine, I believe, but of course one is never certain. It is very fine work, and afterwards you have to get them dusty, for no one who owns one of these precious eggs has ever the temerity to clean the thing. That's the beauty of the business. Even if they suspect an egg they do not like to examine it too closely. It's such brittle capital at the best ».

Acquérir des œufs dans la nature nous semblait, à ma conjointe et moi-même, totalement dépourvu de sens éthique. Nous avons toutefois trouvé ce nid abandonné sur le sol et y avons placé des œufs de caille (achetés au marché et vidés par la technique « coco de Pâques »), pour obtenir un résultat qui ressemble beaucoup à cette planche naturaliste.




Cloche à fromages usagée, 1,99 $

Nous avons projet, au cours de l’année prochaine, de contacter des éleveurs et ramasser des œufs de paon, faisan, émeu, autruche, dinde, pintade, canard et ainsi de suite : cela nous fera une belle variété de tailles et d’apparences.  J’y pêcherai quelques autres plumes par la même occasion.



lundi 9 septembre 2019

Prise 2 !

En tant qu'auteur, de nombreuses citations de Boileau dans L’Art poétique trouvent une résonance toute particulière pour moi :

Avant d’écrire, apprenez à penser.

Un beau désordre est un effet de l’art.

Et surtout Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage. Polissez-la sans cesse et repolissez.

Il s’agit de citations qui s’appliquent aussi à un cabinetier.


Voici donc trois pièces que je vous ai déjà présenté et que j’ai décidé d’améliorer, restaurer, reconcevoir.



1.            Rhysse noirâtre

On se souviendra de cet échec écrasant (s’cusez-la).




Les taquets du cadre, trop fragiles, avaient lâchés à la fermeture, rendant ma rhysse aussi plate qu’un épisode de L’Évangile en papier.

Un forum d’entomologie proposait une technique pour restaurer un spécimen ainsi endommagé. Sur le forum, un cybernommé Buglover expliquait qu’après avoir rêvé désespérément mettre la main sur un certain type de mante religieuse, il en avait vu une s’écraser dans la visière de son casque de moto.

La procédure de restauration est stupéfiante entre les mains d’un entomologiste expérimenté :  notre Buglover est parvenu à des résultats fantastiques. 

Faut dire que ce n’était pas sa première fois…

La technique est simple. Il faut se doter d’un liquide riche en amidon, c’est-à-dire du jus de patate crue. J’ai la chance d’avoir un extracteur à jus, mais il parait qu’on peut arriver à de bons résultats avec un presse-jus manuel. Placez-le ensuite dans un vaporisateur (style bouteille de Windex).
Aspergez ensuite votre spécimen écrapoutillé jusqu’à ce qu’il soit assez souple pour être modelé comme de l’argile.

Avec des pinces à sourcils, remodelez l’abdomen pour lui redonner son volume. Placez l’insecte sur un petit morceau de bois, écartez les pattes avec un cure-dent pour les laisser pendre sur les côtés de votre bout de bois. Surélevez les ailes avec des cure-dents que vous laisserez en place.
N’hésitez pas à asperger plusieurs fois avec votre jus de patates.

Quand l’insecte aura une posture acceptable, placez au soleil et laissez sécher.

Je ne suis pas un expert, mais admettez que c’est beaucoup mieux ainsi…





2.            Papillons de nuit

On se souviendra de ma récolte au Métro sur le boulevard Guillaume-Couture. J’avais décidé de les exposer dans un coffret que j’avais élaboré.


Je trouvais toutefois qu’on distinguait mal les détails et que le coffret était trop massif. J’ai donc décidé d’acheter un cadre usagé à la Ressourcerie (2$) et de le modifier un peu.

C’est mieux, non ?

Quant au coffret, il n’ira certes pas aux rebuts. Je lui ai déjà trouvé un usage futur… à suivre.



3.            Papillons de jour sous cloche.

Ici, ce n’est qu’une impression personnelle, mais je trouvais que mon résultat final, quoique très satisfaisant, faisait un peu trop « crafting » et pas assez « cabinet »… je crois que je suis le seul à me comprendre, mais peu importe.


J’ai utilisé une affichette et une chandelle du Dollarama, toutes deux déjà présentées sur ce blog. 



J’ai teint le bois et y ai percé des trous avec une mèche de 1mm.

J’ai refixé mes petits papillons de jour. J’aime beaucoup mieux ce résultat.




Mon gros papillon du céleri (ou courte-queue, je ne suis pas certain de la différence et je suis trop bien assis sur mon divan pour me lever et aller vérifier) fut placé sur un socle composé d’un bouchon de liège et d’un sous-verre, puis recouvert d’un petit bocal acheté à 99 cents au Village des Valeurs.


Cela lui rend davantage justice.    












jeudi 5 septembre 2019

Curieuse expédition (5) : Dans la Chambre des Merveilles, Pointe à Callière

Je ne sais pas si c’est moi qui habite dans une caverne, mais je n’ai vu aucune publicité en-dehors de l’île de Montréal pour cette extraordinaire exposition qui, franchement, valait le voyage aller-retour entre Québec et Montréal.


J’en ai découvert l’existence totalement par hasard (l'exposition, pas la ville de Montréal), en cherchant sur le web des renseignements sur les spécimens sous cloche.

Et pourtant… pourtant !

Jusqu’à présent, c’est la meilleure exposition que j’ai vu sur le sujet des curiosités. Elle détrône celle du Musée de la Civilisation, ce qui n’est pas peu dire !


Une brève mais pertinente mise en contexte




On initie le visiteur aux concepts de naturalia, scientifica, artificialia et exotica.


L’exposition cherche à évoquer, par son esthétisme, les véritables cabinets post-Renaissance auxquels elle fait régulièrement allusion. On croirait visiter un ancien château.






Une vitrine est consacrée aux canulars, ce que je trouve extrêmement important. (Dans un billet à venir, je parlerai de l’impact positif des canulars dans le développement des sciences, de même que de la manière d’utiliser les canulars dans une classe pour développer le sens critique et le réflexe de s’informer à des sources fiables). La vitrine de l’exposition nous montre notamment un béozard, une corne de licorne (lire « défense de narval »), une jenny haniver (ou « évêque de mer », malheureusement masqué par mon flash) et un wolpertinger (autrement dit, un lapin à panache, qui deviendra le jackalope des Américains, les immigrants européens ayant amené le mythe avec eux).


La vitrine de l'exposition (la Jenny Haniver est derrière l'étoile du flash)



Photo prise sur le web et et gravure ancienne de Jenny Haniver (ou Évêque de Mer)


Je dirais que l’exposition favorise surtout les naturalia, mais on peut voir de magnifiques exotica, artificialia et scientifica.



On peut ici voir ma fille qui rêve peut-être d’être la prochaine Futurible ou une future Jean-Louis Trudel.


***

Tenez, j’ouvre une parenthèse :

Je suis un peu agacé par les parents qui disent que leurs enfants sont trop jeunes pour les musées : ce genre d’exposition est parfaite pour les enfants de 1 à 3 ans. Ma fille a 19 mois et A-DO-RE ces visites, que ce soit la présente exposition, Curiosités ou Venenum du Musée de la Civilisation, ou les petits cabinets dont commencent à se doter les jardins zoologiques (j’y reviendrai dans un autre billet). Bien sûr, enfants plus âgés, adolescents et adultes s’y intéresseront tout autant.    

Pour les très jeunes enfants, la visite est vraiment stimulante. La plupart des objets exposés font référence à des éléments très concrets de leur univers : animaux, plantes, coquillages, roches. Le très grand nombre de pièces exposés et la diversité de celles-ci permettent aux bambins, dotés d’une brève durée d’attention, de passer rapidement d’un objet à l’autre sans se lasser. Finalement, comme les pièces montrées sont généralement choisies pour être impressionnantes et colorées, l’enfant est naturellement attiré vers les vitrines.

L'émerveillement est la voie d'or vers le désir de connaître.

***

Revenons à notre exposition.


L’une des pièces, dite « chambre aux merveilles », est à couper le souffle. Ma fille y est entrée et est restée bouche bée un gros cinq minutes, se contentant d’écarquiller les yeux et de tourner lentement sur elle-même.

J’ai agi pareillement.

Je n’ose pas divulgâcher cette pièce alors je ne vous en montre que de petits échantillons.






Esthétisme, cohérence chromatique et symétrie prédominent sur le classement scientifique.


Plus de 50 spécimens sont préservés dans le formol, et la pièce contient plus de 800 merveilles.



Bref, une exposition qui vaut vraiment le détour… et que dire de la boutique de souvenirs ? Que dire, QUE DIRE !?!?


Juste que j’aurais facilement pu y passer mes économies, mais que j’ai été très, très sage…

mardi 3 septembre 2019

Ornements animaliers


Comme on peut le voir sur les images ci-dessous, cornes, bois, défenses et autres ornements animaliers, ou "coiffes", furent de toute époque très convoités dans les cabinets de curiosités. 





Il existe trois types de coiffes : les cornes, les bois et les ossicônes. Les bois sont portés par les cervidés et il s'agit d'un appendice osseux. Les cornes, qu'on retrouve surtout chez les ruminants, sont constituées de kératine, c'est-à-dire qu'il s'agit de poils durcis. Les ossicônes sont portés par les girafes et les okapis : ce sont des appendices osseux couverts par de la peau et leur croissance se fait depuis un cartilage.

Les cabinets anciens ajoutaient à ces trois groupes les piquants de porc-épic, les casques écailleux des édentés, les crêtes épineuses des grands reptiles et les défenses d'éléphants, de suidés et d'hippopotames.   

Au tout début, ça me semblait l’un des éléments classiques les plus difficiles à trouver. Puis, je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas. En fait, c’est plutôt facile.

Par Kijiji, j’ai obtenu, pour 10$, cette corne de yack domestique (près de 60 cm !). Il s’agit d’un souvenir de voyage rapporté dans les années 70 par un monsieur et dont la fille ne souhaitait pas s’encombrer.



Ce morceau de bois de cerf de Virginie (incorrectement nommé « chevreuil » au Québec, un peu comme on dit "échalotes" pour des oignons verts alors qu'une échalote ce n'est pas ça du tout) a été trouvé à la Ressourcerie, pour 10$ également.



Voici ensuite des pièces qui m’ont été offertes, pour mon anniversaire et qui furent commandées par eBay et Etsy.

Un morceau de bois de chevreuil (l’authentique animal portant ce nom, qui ne vit pas en Amérique).




Non, ce n'est pas une version plus jeune de l'animal montré plus haut. 
Ce sont bien deux espèces différentes.


Une corne d’euchore, mieux connue sous son nom anglais de springbok.



Des piquants de porc-épic malais.




D’une connaissance de mon jeune et anonyme ami, j’ai reçu ce petit morceau de panache d’orignal sculpté. Techniquement, cela fait de l’objet un artificialia ou un exotica (le paquet venait de la Baie James)… mais bref, vous voyez le principe.






Où trouver des ornements animaliers ?

Je dirais que Kijiji est une source assez efficace. Les bois à plusieurs cors seront coûteux, mais de petits bois ne coûtent que quelques dollars : on les utilise pour faire du ratling, une technique de chasse qui consiste à attirer le gibier en faisant résonner un bout de panache.    

Je fouille présentement le dossier des producteurs de vaches des Highlands et de cervidés : à suivre… forcément qu’il y a moyen de moyenner…

Des chasseurs plus intéressés par la viande que les ramures vous offriront possiblement les bois les plus humbles. Encore faut-il connaître un chasseur.

Les brocantes tiennent parfois ce genre d’objet : la preuve étant que c’est ainsi que j’ai déniché mon bois de cerf. Mais il faut être à l’affût et passablement chanceux…

La boutique Le Fou du Roi de Rimouski, s’adressant aux amateurs de GN et de cosplaying, tient quelques cornes de vache afin qu’elles puissent servir de corne à boire. 


Les prix tournent autour de 35$. Elles sont authentiques (je veux dire que ce ne sont pas des répliques en résine) mais elles sont couvertes d’un vernis alimentaire, ce qui enlève l’effet « naturel ». On passe alors d’un naturalia à un artificialia, mais est-ce si terrible ?

Finalement, il reste les taxidermistes, ou la boutique Mercorne (qui vend des cornes, des bois et de l'ivoire de phacochère pour les artisans : https://www.mercorne.fr/cervides/cerf-europeen/ )mais attendez-vous à sortir votre portefeuille…

Attention lorsque vous commandez : c'est un crime passible de forte amende, voire d'emprisonnement, d'importer de nombreux éléments de ce type: défenses (éléphant, narval, hippopotame), cornes de rhinocéros, écailles de pangolin, etc... la plupart de ces animaux étant en danger d'extinction. L'ivoire et la corne antique, provenant d'objets antérieurs à 1970, peuvent toutefois être acquis légalement chez les antiquaires, de même que l'ivoire de mammouth fossilisé.   

En désespoir de cause, les magasins de décoration vendent des répliques assez crédibles en résine.