lundi 20 juillet 2020

En pause...

Excentrique Univers prend une pause bien méritée. Je reviendrai au cours de l'été : j'ai énormément de nouveaux spécimens et de nouveaux objets de collection, je travaille également sur des montages plus "classy" comme celui-ci.




J'ai de magnifiques exotica chinois et précolombiens, six squelettes en phase de macération, des pièces de monnaie datant de l'Empire byzantin, un livre vieux de 320 ans ainsi que des scientifica datant de la Première Guerre mondiale ou de peu après...



oui, je sais, j'ai déjà parlé du télégraphe...

Je reviendrai avec de nombreux articles, plus costauds je l'espère que simplement "exhiber mes possessions", mais je suis en phase d'écriture intense pour mon prochain roman et je veux mettre en pause tout type d'écriture "alternative".





Alors au plaisir, un bel été à tous (en respectant les mesures d'hygiène, svp) et rendez-vous à la mi-août !


Sonya et moi-même planifiant nos prochaines explorations

vendredi 10 juillet 2020

Artificialia, mirabilia (2) : quelques grands scientifiques

Je poursuis ma présentation d'oeuvres d'arts qui, selon moi, s'accordent avec l'ambiance d'un cabinet de curiosités.

Ici, il y a peu à dire (cabinetièrement parlant) considérant qu'il s'agit de portraits. La sélection de scientifiques montrés ci-dessous est autant basée sur leur importance au niveau des sciences que le talent du peintre. J'ai choisi des tableaux dont les teintes et l'école se marient bien avec les vanités du précédent billet ; l'absence d'un scientifique n'est absolument pas un jugement de valeur mais davantage une préoccupation esthétique sur l'oeuvre.

Donc, commençons avec quelques astronomes...



Galilée


Galilée, encore, mais ce tableau aussi me plait...


Kepler


L'astronome et le géographe de Vermeer, dont on ne parvient pas à identifier les sujets avec certitude 


Copernic



Passons ensuite aux chimistes...



Hennig Brandt découvrant le phosphore blanc... 



Roger Bacon




William Henry Perkin (davantage pour l'esthétique du tableau que sa découverte de la teinture mauve)



 Voici maintenant les sciences de la vie...



Une étude du canular de l'Homme de Piltdown



C.W. Pearl devant son musée


C.W. Pearl et l’exhumation d'un mastodonte fossilisé 


Sir Joseph Banks


Cuvier


Darwin (jeune, car j'ai une préférence pour l'aventurier du Beagle)



Pasteur


 

mercredi 8 juillet 2020

Artificialia, mirabilia (1) : L'art de la vanité

J'ai très peu parlé des beaux-arts sur ce blog, ce qui m'étonne moi-même considérant que je suis passionné par le sujet et que mes romans, tant ceux publiés que ceux en projets, ont une bonne part de leur intrigue basée sur l'histoire de l'art.

D'ailleurs, le cabinet de curiosités ne recensait à l'origine que des oeuvres d'art : le studiolo italien d'origine, tel que celui-ci, était un lieu consacré aux merveilles des beaux-arts.


Les oeuvres d'art (qu'on regroupe parmi les artificialia dans la sous-catégorie mirabilia) auront ensuite une part de moins en moins importante dans les cabinets à mesure que ceux-ci deviendront les ancêtres des muséums d'histoire naturelle (tandis que les galeries récupéreront les oeuvres d'art et les antiquités).

Jusqu'à présent, j'ai parlé des aquarelles naturalistes des grands scientifiques (ou souvent, de leurs épouses)...


...et de la cartographie.



Dans le présent billet et le suivant, j'évoquerai deux genres artistiques qui, selon moi, méritent spécialement leur place dans un cabinet : les vanités et les portraits de grands scientifiques.  
 
Commençons par la vanité.


La vanité est un genre ayant pris naissance autour de 1600 (l'âge d'or des cabinets ; le règne de Rudolf II). Ce sont des représentations allégoriques de la mort, du passage du temps et de la vacuité des passions et activités humaines.




Le thème devient un genre autonome vers 1620 en Hollande, pour se répandre ensuite tout au long du XVIIe siècle en Europe, particulièrement en Flandres et en France. Prisées à l'époque baroque, les vanités vont quasiment disparaître au XVIIIe siècle.

On aime, certes, y représenter des crânes humains (probablement l'élément le plus fréquent), mais aussi des animaux naturalisés, en signe de vanité de la vie...




...des ouvrages et des appareils scientifiques, en signe de vanité du savoir...









Parfois, la vanité est elle-même une curiosité au sein de l'histoire de l'art. Par exemple, si on observe celle-ci...



...on pourra constater que le tableau est une mise en abîme : dans le globe de verre, on peut voir le "reflet" de l'artiste en train de peintre son tableau, un auto-portrait des plus audacieux.

Finalement, certains artistes en viendront carrément à peindre des cabinets de curiosités, réels ou imaginaires.






Afficher des tableaux à peu de frais

Vous devez commencer par trouver l'oeuvre qui vous plait dans la plus grande résolution possible...



...puis quelques belles options s'offrent à vous.

L'impression couleur sur papier journal que vous collerez sur du bois est l'option la moins chère.

Vient ensuite l'impression couleur sur papier blanc que vous mettrez dans un cadre du Dollarama ou d'une brocante.

Dans les options un peu plus chères, la plupart des imprimeurs, en magasin ou en ligne (et les studios photos du Walmart) offre l'impression sur toile...

...ou sur bois.



On parle d'une vingtaine de dollars pour un petit format, mais ça monte très vite !

dimanche 5 juillet 2020

Spécimens dans l'alcool (2)

J'en ai vu dans de nombreuses expositions et bien entendu, j'en voulais...


Dissection d'un échidné, "Curiosités du Monde Naturel", Musée de la Civilisation



Multiples animaux préservés, "Chambre aux merveilles", Musée Pointe-à-Callière



Végétaux et animaux, cabinet du zoo de Granby


Dans deux billets précédents, j'ai expliqué comme préserver des amphibiens ou des reptiles dans l'isopropanol à 99%. 


Petite grenouille


Salamandre cendrée


Sauf que voilà... on dirait que d'un seul coup, le destin, les dieux ou Iptit au Chapeau Vert se sont décidés pour mettre une panoplie de spécimens sur ma route, le tout en accord avec mon éthique de cabinetier respectueux de la nature. 

Donc, en l'espace de deux semaines, je me suis retrouvé avec un présentoir à spécimens dans l'alcool digne d'un petit musée de région.

Tout a commencé quand j'ai encore reçu un paquet pour Archibald Ruthmore. Le petit frère de quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait mon jeune ami travaille dans une animalerie. Deux spécimens de reptiles y sont décédé, alors le jeune homme me les a fait parvenir en courrier express 24h.

Voici donc mon iguane...



...et mon uromastyx égyptien.


Stupéfiants, non ? 

Peu de temps après, j'ai découvert une autre grenouille séchée, victime de la canicule.



Et encore juste après, cet oisillon mort avant de naitre, tombé de son nid.



...bon, là vous allez me dire : "Tu avais dit que ta technique ne fonctionnait que pour les reptiles et les amphibiens" !

C'est vrai, mais l'oisillon avait une peau tellement fine que j'ai tenté l'expérience --- avec succès.

Même succès avec cette souris retrouvée dans le filtreur de piscine la célèbre et talentueuse Josée Lepire (name dropping, check !). Le séjour dans l'eau traitée au sel a amorcé une diaphanisation de la peau qui a permis de préserver le spécimen.




Et j'avais cet hippocampe séché, que j'ai décidé de joindre au groupe. Comme il était déjà préservé, je ne l'ai pas mis dans l'alcool mais plutôt dans l'huile de bébé.



(si on fait l'huile de sésame avec du sésame et l'huile d'olive 
avec des olives, avec quoi fait-on l'huile de bébé ?).


Alors voilà ! Un présentoir à spécimens préservés dont le peux être fier !