Aujourd’hui je vous présente une pièce qui attire immanquablement les regards dans mon cabinet : ma sphère armillaire.
C’est aussi une curiosité sur laquelle j’aimerais bien en apprendre davantage, surtout que je soupçonne qu’elle ait appartenu au même propriétaire que mon ancien journal personnel et que l’herbier qu’un antiquaire lévisien a détruit.
Mais commençons par parler de la sphère elle-même.
Elle fait un peu plus de 2 pieds de haut. Elle est fabriquée
dans un bois très lourd, je dirais de l’érable à voir son grain (le chêne a un
aspect différent). Ses pièces métalliques sont en laiton et elles sont toutes mobiles.
La Terre tourne sur elle-même, la Lune et le Soleil autour d’elle (c’est un
modèle géocentrique, ne l’oublions pas !), l’équateur céleste pivote, l’écliptique
portant les constellations est mobile, bref : tout bouge !
C’est un bel objet, mais je n’ai absolument rien pour le dater. Au moment de l’acheter, on m’a dit qu’il venait « du vieux presbytère ». La scène se déroulait à Lévis, en 2019, à la même époque où j’ai déniché de vieux livres scientifiques chez Écolivres, un cadre portant des papillons québécois chez un antiquaire et un ancien journal personnel. J’avais cherché à retracer l’ancien propriétaire et j’en avais conclu qu’il devait s’agir du curé Bernier de Lévis.
L’essentiel de l’ « enquête » se trouve ici :
https://excentriqueunivers.blogspot.com/2019/11/sur-la-piste-dun-confrere-naturaliste.html
J’ai plusieurs autres objets que j’ai ramassé durant la même
période : brocanteurs, antiquaires et magasins de seconde main lévisiens
avaient tous obtenus quelques objets lorsqu’on a vidé le presbytère. Je suis
sûrement passé à côté de nombreux trésors.
Revenons à la sphère armillaire. Comme c’est un objet
esthétique, on en trouve souvent vendus comme éléments de décoration ;
toutefois, malgré sa représentation désuète du système solaire, la sphère armillaire est, encore
aujourd'hui, un outil pédagogique pour expliquer les mouvements du Soleil et de
la Lune dans le ciel en fonction des saisons et de la latitude.
Peut-être est-ce pour cette raison que le curé Bernier la possédait, si toutefois c’est bien le curé Bernier qui en était propriétaire. Il est également possible que ce ne fut qu’un élément de décoration, un objet élégant qui a charmé son ancien possesseur. Il se peut, finalement, qu’on l’utilisait pour enseigner aux jeunes hommes avant qu’ils ne passent au Grand Séminaire.
Ou peut-être n’est-ce qu’un modèle de belle facture moderne,
datant de quelques dizaines d’années… il n’y a aucune indication pour le savoir,
ni estampe, ni marque de fabricant, ni rien. Et encore là, ça ne voudrait rien dire... on se souviendra que mon télescope "Henry Fitz" n'était qu'une copie...
Remarquez, je ne me pose pas la question pour des raisons
financières, bien que plusieurs objets de mon cabinet ont été évalués à des
fins d’assurances. C'est juste que j'aime connaître l'histoire de mes curiosités.
Il s’agit probablement davantage d’un objet décoratif ou
destiné à l’usage scolaire que d’un véritable trésor antique. D’après ce que j’ai
vu sur le web, ma sphère n’est pas assez précise pour avoir été un modèle
considéré de haut calibre.
Je serais toutefois curieux de connaître son âge.
Et surtout… j’adore l’effet « Clémentinium » que ça
donne à mon bureau…






















